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Pavé

Pavé de mémoire

Toute personne qui le souhaite peut faire placer un pavé de mémoire devant la maison dans laquelle vivait une victime du nazisme.
Ce pavé est gravé du nom et du destin de la victime.

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 :20200606_heschel__et_luther_king.jpgL’Association pour la Mémoire de la Shoah, comme les antiracistes partout dans le monde, est profondément révoltée par le meurtre de George Floyd à Minneapolis. Celui-ci fait écho à des brutalités policières qui existent aussi en Belgique contre les jeunes d’origine immigrée, victimes régulières de contrôles au faciès, et qui ont notamment mené à la mort d’Adil, 19 ans, le 11 avril dernier dans les rues d’Anderlecht.

L'opposition à l'antisémitisme et la lutte contre tous les racismes sont liés.

En 1956, dans "Peau noire, masques blancs" le psychiatre noir militant antiraciste Franz Fanon proclamait "De prime abord, il peut sembler étonnant que l’attitude de l’antisémite s’apparente à celle du négrophobe. C’est mon professeur de philosophie, d’origine antillaise, qui me le rappelait un jour : « Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l’oreille, on parle de vous. » Et je pensais qu’il avait raison universellement, entendant par-là que j’étais responsable dans mon corps et dans mon âme, du sort réservé à mon frère. Depuis lors, j’ai compris qu’il voulait tout simplement dire : un antisémite est forcément négrophobe.» 


Les noirs américains ont pu compter sur la solidarité active de nombreuses organisations juives dans leurs luttes pour leurs droits civils et l'égalité. Le rabbin Abraham Joshua Heschel et Martin Luther King Jr (Photo) manifestaient ensemble, aux cotés d'un rouleau de la torah, en 1965.

Pour témoigner ici notre solidarité, une manifestation est programmée ce dimanche 7 juin à 15h00 à la place Poelaert, organisée par un groupe intitulé "Black Lives Matter - Bruxelles" C’est la seule occasion qui nous est donnée de manifester aussi massivement que possible notre solidarité avec les victimes de la violence policière, ici comme là-bas. Nous nous devons d’y participer.

L’AMS sera donc présente, et nous vous invitons à nous rejoindre : nous vous donnons rendez-vous à la borne Villo de la place Poelaert à 14h45. Nous vous rappelons que les mesures sanitaires sont toujours d’application et vous demandons donc de respecter la distance d’1m50 et de porter un masque.

Le 06/06/2020  AMS-VHSLire la suite et commenter   1


Suite à la demande faite à la VUB et à l’ULB par l’Association pour la Mémoire de la Shoah que ces universités bruxelloises renoncent à attribuer le 18 mars prochain un titre de docteur honoris causa (DHC) à Koenraad Tinel, fils de nazi, Marcel Zalc, président de l’AMS et Eric Picard, son administrateur délégué, ont été reçus lundi 9 mars par Caroline Pauwels, rectrice de la VUB.

La rencontre a été bien entendu cordiale et il ressort des propos de Madame Pauwels que la VUB n’aurait pas attribué de diplôme de DHC au seul Koenraad Tinel, sans y associer Simon Gronowski et l’ULB. Toutefois, la VUB ne cherche pas à placer sur le même plan les souffrances des Juifs victimes de la Shoah et celles des enfants de collaborateurs. Pour la rectrice, en parlant publiquement de la collaboration active de membres de sa famille avec l’occupant nazi, même sans condamner fermement leur engagement, Koenraad Tinel a créé un important précédent en Flandre. Le silence sur cette période y est encore la règle générale. Pour cette révélation, Tinel a subi d’importantes pressions hostiles, y compris au sein de sa propre famille.

Le 11/03/2020  AMS-VHSLire la suite et commenter   0


Le projet commun de l’ULB et de la VUB de décerner un diplôme conjoint de Docteur Honoris Causa (DHC) à Simon Gronowski et à Koenraad Tinel suscite questions au sein de la communauté juive. La tragédie de l’un va-t-elle ainsi être assimilée à celle de l’autre? N’est-ce pas une forme de révisionnisme? Est-il toujours impossible en Flandre d’évoquer le génocide des Juifs sans dissoudre le propos en y associant un drame flamand? Ou Chinois? Ou palestinien?

L'Association pour la Mémoire de la Shoah a questionné Simon Gronowski au sujet de son ami Tinel: ce dernier s’est-il activement engagé pour dénoncer les idées d’extrême droite ? A t-il jamais condamné l’engagement nazi du nationalisme flamand ? S’est-il indigné de la compromission de l’église catholique avec ce mouvement criminel ? L’a-t-on jamais entendu blâmer la revendication d’amnistie longtemps portée par les flamingants ?
La réaction du futur docteur est une fin de non recevoir. Il considère ces questions comme "inutilement tendancieuses, pour le moins inappropriées, voire grossières; (...)et précise qu'il n'a de compte à rendre " à personne".

Par contre interrogé par Jan Hertogen, point de contact de l’AMS pour les struikelstenen en Flandre, Simon Gronowski livre son point de vue:

Cher Jan,
Je voudrais t’éclairer au sujet de mon amitié avec Koenraad Tinel.

Comme tu sais, nous allons recevoir tous deux ensemble le titre de Docteur Honoris Causa de la VUB et de l’ULB. La cérémonie est fixée au 18 mars à 19u30 au Théâtre royal de la Monnaie. Je t’y invite; Je vais essayer de t’envoyer un mail officiel mais tu peux t’inscrire sur le site de la VUB.

Koen avait 6 ans quand Hitler a attaqué la Belgique et n’est pas responsable des idées de son père. Son père n’a jamais exprimé le moindre regret de ses actes et a mis le poids de sa culpabilité sur les épaules de son fils. Koen a vécu toute sa vie avec le sentiment que tout le monde l’accusait de faire partie de cette famille et donc d’être le complice de ses crimes. Il s’en est révolté et libéré (avant de me connaître) dans un livre (Scheisseimer) où courageusement et sincèrement il dévoile le passé noir de sa famille et rejette l’idéologie de son père.

En 2012, un garçon de 16 ans, que nous ne connaissions pas mais qui connaissait nos deux histoires, nous a réunis. Koen m’a dit: "quand j’ai lu votre histoire, j’ai pleuré".
Je lui ai dit alors une chose toute simple, évidente, élémentaire: "Les enfants des nazis ne sont pas coupables". Ce fut pour lui une révélation extraordinaire, d’autant plus qu’elle venait d’une victime des nazis. Notre amitié était née.

Le 09/03/2020  La rédactionLire la suite et commenter   2


Le Conseil d’Administration de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) a décidé d’honorer du titre de Docteur Honoris Causa Koenraad Tinel et Simon Gronowski. Une séance académique est prévue au Théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, le 18 mars 2020. Le conseil d’Administration de l’ULB doit décider prochainement s’il s’y associe.

 :20200212_gronowski-tinel.jpgSimon Gronowski est une victime francophone de la Shoah, heureusement rescapé du train qui l’emmenait avec sa famille vers Auschwitz, lorsqu’il était enfant. Sa mère eut le courage de l’en pousser dehors lorsque de jeunes résistants attaquèrent le convoi. Il effectue aujourd’hui un remarquable travail de mémoire en témoignant de son histoire et en répandant un discours fraternel et humaniste. Il a rencontré Koenraad Tinel par l’intermédiaire de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB). Les deux messieurs sont devenus amis.

Koenraad Tinel est un sculpteur flamand dont le père et les deux frères ainés étaient engagés dans la collaboration nationaliste d’extrême droite avec le régime nazi. L’un de ses frères était membre des services de renseignement nazis et un autre était membre de la Légion Vlaanderen, engagé en Ukraine. Peu avant de mourir, ce dernier a demandé à son frère Koenraad de solliciter son nouvel ami afin qu’il lui accorde un « pardon ». Simon Gronowski a accepté, sans que l’ancien nazi n’ait témoigné ni repentir, ni pénitence, ni contrition. Ce geste a donné lieu à une forte médiatisation étant donné son caractère exceptionnel, voire choquant.

Honorer ensemble ces deux hommes reviendrait à mettre sur le même pied leurs souffrances d’enfants, c’est à dire à nier la spécificité du génocide nazi et par conséquent à refuser aux victimes de la Shoah toute légitimité à demander considération et respect de leur mémoire. Si l’un a souffert de l’assassinat de sa famille en application de la politique génocidaire nazie, l’autre a éprouvé péniblement la fuite des siens vers l’Allemagne face à l’avancée des armées alliée ainsi que leurs conditions de détention dans un camp de prisonniers, avant jugement et condamnation pour collaboration avec l’ennemi. 

Le 12/02/2020  Eric Picard AMS-VHS Lire la suite et commenter   4


L’appel à réveiller la mémoire du génocide des Juifs lancé aux parlementaires bruxellois par l’Association pour la Mémoire de la Shoah a été entendu. Les groupes politiques représentés au parlement ont annoncé leur participation à l’opération de nettoyage des 574 Pavés de Mémoire déjà posés en Belgique, en ravivant en commun ceux placés 53 et 55 rue du Lombard, devant l’entrée du parlement.

La cérémonie se déroulera de 12:30 à 13:30.

Elle sera introduite par Marcel Zalc, président de l’Association pour la Mémoire de la Shoah. Il rappellera la nécessité de se souvenir de la Shoah non seulement à Auschwitz mais également en Belgique, la nécessité de se souvenir de la xébophobie et de l'antisémitisme largement répandu au sein de la population belge avant guerre, la nécessité de se souvenir que des administrations de l’Etat belge ont été complices du génocide nazi en participant activement à la persécution, à la spoliation et à la déportation des Juifs de Belgique. Marcel Zalc appellera les responsables politiques à prendre enfin les mesures législatives adéquates afin que les victimes de la Shoah résidant en Flandres bénéficient effectivement d’une reconnaissance comme victime civile de la guerre, comme celles de Bruxelles et de Wallonie.

Rachid Madrane, le président du parlement bruxellois, y prononcera un discours général.

Les descendants des familles Preszow et Loïtzanski évoqueront la vie, les engagements et les souffrances infligées par les nazis et leurs complices belges à leurs ancêtres qui habitaient à ces adresses et qui y furent arrêtés.

Les chefs des groupes parlementaires seront invités à prendre la parole. Ont d’ores et déjà annoncé leur participation les groupes suivants: Carla Dejonghe Présidente de groupe Open Vld au parlement bruxellois et Guy Vanhengel, premier vice-président du parlement bruxellois; Emmanuel de Bock, président de groupe DEFI au parlement bruxellois; Françoise de Smedt Présidente de groupe PTB/PVDA au parlement bruxellois; elle sera accompagnée d’un autre député; l’ensemble du groupe PS Dominique Lootens-Stael, président de Groupe Vlaams Belang au parlement bruxellois.

Les députés suivants seront également présents : Barbara de Radigues et d’autres députés Ecolo; David Weytsman, MR; Juan Benjumea Moreno, Groen; Els Rochette  SPA et Gilles Verstraeten, NVA.

Information et inscriptions: Harold Schuiten
ams@restitution.be
Chaussée de Waterloo, 632
1050 Ixelles
Tél. 02 347 50 65 ou 0493 98 34 23

Le 26/01/2020  AMS-VHSLire la suite et commenter   2


Ce lundi 27 janvier, à l’occasion de la journée mondiale de la mémoire de la Shoah et de la prévention des crimes contre l’humanité, l’Association pour la Mémoire de la Shoah organisera une campagne de nettoyage des Pavés de Mémoire posés en Belgique. Les parlementaires bruxellois seront invités à nettoyer les pavés posés rue du Lombard pour rappeler le crime qui s’est commis devant leurs portes et à rendre hommage aux 6 victimes juives qui y vivaient. Il y aura 75 ans que les militaires soviétiques libéraient le camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz.

Le génocide nazi, dont l’administration belge s’est rendue complice, aura fait quelques 6 millions de cadavres juifs, dont plus de 30 000 originaires de Belgique. Les communautés juives d’Europe étaient à reconstruire.

Le 22/01/2020  AMS-VHSLire la suite et commenter   0


A Liège, le centre scolaire S2J, l’Association pour la Mémoire de la Shoah, Territoires de la Mémoire et la Fondation Auschwitz s’associent pour placer et inaugurer publiquement des Pavés de la Mémoire aux noms de David Frydman, de son épouse Hena Frydman-Kierkowski et de leurs enfants Frajdla, Szajndla et Charles victimes de l’antisémitisme nazi.
Le rendez-vous ouvert à tout public est fixé vendredi 24 janvier à 13h, au Centre Scolaire Libre S2J, 14 rue Général Bertrand, à Liège. C’est là que débuteront les cérémonies d’hommage à la famille Frydman-Kierkowski dont tous les membres, à l’exception de Frajdla, ont été assassinés dans les camps. Les partenaires du projet rappelleront, notamment aux élèves, l’importance de la mémoire de la Shoah et de la lutte contre le racisme et contre l’antisémitisme.

Le 22/01/2020  AMS-VHSLire la suite et commenter   0




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