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CHRONIQUE D’UN HOMMAGE A SIMONE VEIL . SOUS TENSIONS !

Dossier de presse de l’Association pour la Mémoire de la Shoah ( AMS ) / Informations inédites / Recherches et rédaction: Michel Lussan / embargo pour publication print ou électronique jusqu’à dimanche 23 juillet 12 heures  

Quand Simone Veil décède le 30 juin quelques heures après l’Association pour la Mémoire de la Shoah décide qu’une commémoration citoyenne sur l’Agora Simone Veil du Parlement Européen située sur le territoire de la commune d’Ixelles s’impose d’urgence.
Pourquoi et comment ?
Parce que Simone Veil fut la première Présidente du Parlement Européen élue au suffrage universel des parlementaires en 1999 dont un des deux sièges est situé à Bruxelles. Ensuite car l’une des vocations que l’AMS poursuit c’est de transmettre la mémoire des rescapés de la Shoah décidée le 20 janvier 1942 à la conférence nazie de Wannsee qui réunit dans la villa Marlier de Berlin quinze hauts responsables de ministères ou de la police du Troisième Reich, pour mettre au point l’organisation administrative, technique et économique de la « solution finale de la question juive ».

Et le 13 avril 1944, Simone née Jacob , sa mère et sa sœur Madeleine sont envoyées de Drancy, dans le convoi no 71, avec les 44 enfants juifs ( dont 8 belges ) cachés dans la maison d’Izieu , raflés par le gestapiste Klaus Barbie à destination d’ Auschwitz-Birkenau, où ils arrivent le 15 avril au soir. Un prisonnier parlant français lui conseille de se dire âgée de plus de 18 ans, pour passer la sélection et éviter l’extermination. Elle reçoit le matricule 78651, qui lui est tatoué sur le bras. Le travail forcé consiste alors à « décharger des camions d’énormes pierres » et à « creuser des tranchées et aplanir le sol ».Elle est transférée à Bergen Belsen au cours d’une des « Marches de la mort «.

Bergen-Belsen est libéré par les troupes britanniques le 15 avril 1945 . Simone, Madeleine et Denise sont les seules survivantes de la famille, puisque leur père, leur mère et leur frère ne sont pas revenus des camps. Simone après son retour en France, se tient prête à parler, mais a l’impression que presque personne ne veut entendre ce qu’elle a à dire.

Au delà des hommages officiels, l’AMS souhaitait que tous les citoyens bruxellois puissent participer et exprimer leurs émotions suscitées par le décès de Madame Veil.

 

Initialement, une cérémonie était prévue le mercredi 5 juillet devant le Parlement Européen, sur l’Esplanade Simone Veil. Alors que la zone de police Bruxelles-Ixelles était d’accord, elle a dû être annulée suite au refus opposé par les services du Président du Parlement Européen Antonio Tajani ; ils demandaient qu’une telle cérémonie soit prévue plusieurs mois à l’avance, car elle devait avoir l’aval d’un organe politique interne et parce qu’elle impliquait des mesures de sécurité.

Les contradictions d’ Antonio Tajani éclatent au grand jour (co-fondateur de Forza Italia parti de Berlusconi dont il fut le porte –parole et le représentant à Bruxelles il préside le Parlement depuis l7 janvier 2017) car il venait de faire un discours le 4 juillet au siège du Parlement Europén de Srasbourg : « Je déclare, haut et fort, notre fierté de l’avoir eue comme première Présidente de cette Assemblée .Lors de son investiture en tant que présidente en 1979 elle déclara :
« Notre Parlement aura pleinement satisfait les espoirs qu’il a fait naître si, loin d’être le lieu de résonance des divisions de L’Europe, il parviendra à exprimer et à faire percevoir l’élan de solidarité qui est nécessaire aujourd’hui ».
Merci, Madame la Présidente, pour ces mots si actuels et merci pour tout ce que vous avez fait, pour nous et pour ceux qui viendrons après nous. »

L’AMS s’était alors logiquement tournée vers la commune d’Ixelles afin d’organiser l’hommage sur la place voisine du Luxembourg le mardi 11 juillet. Les services de la bourgmestre ont réservé un accueil frileux à ce projet, demandant dans un premier temps de le postposer afin qu’il ne dérange pas un marché bio du mardi, puis envisageant une autorisation dans des conditions impossibles: "pas sur la pelouse, et sans fermeture de la place ou de déviation de circulation (...) de manière à ne pas gêner véhicules et passants". En application des décisions communales, la police avait signalé aux organisateurs qu’à défaut, elle dresserait procès-verbal et confisquerait le matériel de sonorisation ainsi que les chaises prévues pour les moins valides La cérémonie devait avoir une toute autre ampleur.

L’AMS voulait évoquer les différents visages de Simone Veil: la grand-mère juive, victime adolescente de la haine antisémite nazie, rescapée d’Auschwitz, militante des droits des femmes, des droits des détenus, des droits aux soins pour tous et en particulier pour plus vulnérables que sont les malades du Sida et les toxicomanes, et aussi la femme politique libérale engagée dans la construction européenne et soutien d’Israël. Des orateurs prestigieux avaient accepté de prendre la parole. Parmi eux: Paul Sobol, rescapé d’Auschwitz, la ministre Sophie Wilmes représentant le gouvernement belge, Claude-France Arnould ambassadeure de France en Belgique, Yohan Benizri, président du CCOJB et vice-président du Congrès Juif Mondial, Viviane Teitelbaum Présidente du Conseil des Femmes Francophones de Belgique, Sylvie Lausberg directrice étude & stratégie du Centre d’Action Laic et militante du droit à l’IVG, Delphine Bourgeois échevine d’Ixelles en charge de l’Europe, Bertrand Wert administrateur de la Maison d’Izieu – Mémorial des enfants juifs exterminés, Marc Reisinger, psychiatre spécialiste du traitement des toxicomanes, Cristiano Sebastiani président du syndicat des fonctionnaires des institutions européennes R&D, Georges Vlandas président du syndicatdes fonctionnaires des institutions européennes U4U. Avi Tawil rabbin du European Jewish Community Centre devait réciter le kaddish, la prière juive pour les morts que Simone Veil avait explicitement souhaité.

Dans ces conditions, pour réaliser respectueusement l’hommage, l’AMS a dû se résoudre à une version light qui se tiendra ce jour mercredi 19 juillet 17h30 place du Luxembourg, sous forme d’un rassemblement silencieux surmonté (de façon à ne pas gêner la circulation!) par une image de Madame Veil suspendue dans les airs.

Donc la commémoration de l’AMS a du être remise 3 fois et se déroulat 3 semaines après le décès . Ce n’est que vers midi que la bourgmestre d’ Ixelles Dominique Dufourny donne le feu vert à sa police et à l’AMS qui a à peine le temps de prévenir ses membres et sympathisants du rassemblement pour 17h30 qui se déroule 3 semaines après le décès de Simone Veil.

Alors qu’en France le président Macron avait déjà organisé le matin du 5 juillet une cérémonie d’hommage aux Invalides , À la fin de cet hommage, le président de la République annonce qu’en accord avec sa famille, Simone Veil reposera « avec son époux au Panthéon »
Elle est la première personnalité, sous la Cinquième République, pour laquelle cette décision a été prise aussitôt après son décès. L’après-midi de ce même jour, l’enterrement se déroule au cimetière du Montparnasse (5e division), où elle est inhumée aux côtés de son époux, Antoine Veil, mort en avril 2013. Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, préside la cérémonie. Simone Veil avait demandé que le Kaddish soit prononcé sur sa tombe; celui-ci est récité par ses fils Jean et Pierre-François, accompagnés par Haïm Korsia et Delphine Horvilleur,( l’une des trois femmes rabbin de France, qui était présente lors de cet enterrement intimiste, loin du faste des Invalides. ) Femme rabbin libérale symbolisant aux yeux de ses fils le combat de leur mère pour l’émancipation des femmes qui dans une tribune parue dans Le Monde daté du 5 juillet en tant que personnalité phare du judaïsme libéral français, s’interroge, n’hésitant pas à réinterpréter une vieille légende yiddish : «N’avons nous pas perdu notre Skotzel ?» Skotzel, c’est une figure de la légende yiddish. Une avocate choisie parmi la communauté des femmes fatiguées de supporter toute l’injustice du monde et chargée d’aller plaider la cause féminine auprès de l’Eternel. Ce n’est pas devant l’Eternel que Simone Veil a partagé «une conviction de femme» mais devant «une Assemblée constituée presque exclusivement d’hommes.»
En effet , comme Ministre de la Santé du Président Giscard d’Estaing elle fut chargée de présenter au Parlement le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG), qui dépénalise l’avortement. Ce combat lui vaut des attaques et des menaces de la part de l’extrême droite et d’une partie de la droite parlementaire, comme l’a rappelé Jean d’Ormesson en l’accueillant à l’Académie française. Dans un discours devant les députés, elle soutient que « l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue ». Le texte est finalement adopté à l’Assemblée nationale le 29 novembre 1974, les députés français , de droite comme de gauche, soutenant les députés centristes favorables à la loi mais non majoritaires à l’Assemblée au cours des débats parlementaires. La loi est ensuite adoptée au Sénat deux semaines plus tard. Elle entre en vigueur le 17 janvier 1975. Elle s’oppose aussi à la banalisation de l’avortement dont elle considère qu’il « restera toujours un drame » et précise au sujet de sa loi que « si elle n’interdit plus, elle ne crée aucun droit à l’avortement ».

Marceline Loridan-Ivens, ancienne déportée et amie de Simone Veil, prit également la parole.
C’était ce que voulait Simone Veil :
«Cela [l’héritage de la Shoah] suffit pour que jusqu’à ma mort, ma judéité soit imprescriptible. Le kaddish sera dit sur ma tombe. Je suis juive» écrivait Simone Veil en 2005 dans un texte intitulé «Je suis juive « .

Qu’est-ce que le Kaddish ?
En hébreu, Kaddish signifie littéralement «sanctification». A l’origine, il s’agit d’une louange du nom de Dieu. La tradition veut que les Juifs la récitaient durant l’exode qui suivit la construction du temple de Jérusalem, en 70 après Jesus-Christ. Le Kaddish que nous connaissons aujourd’hui est le «Kaddish Yatom», le chant des orphelins. Dans la tradition juive, c’est aux enfants de la personne défunte de le réciter tous les jours pendant douze mois pour garantir le salut de l’âme de leurs parents. Les personnes extérieures à la famille ne le récitent que trente jours. Le Kaddish est alors une prière visant à glorifier le nom divin et à exprimer la confiance des enfants en le jugement de Dieu malgré la douleur . Un vœu de Simone Veil qui était membre de la synagogue de la rue Copernic à Paris (XVIe), siège de l’Union libérale israélite de France (ULIF). Son président, Benoît Bensahel,a salué la mémoire d’une «personnalité forte, d’une humanité rare, d’une intelligence du monde et d’une grande sensibilité.» Il a également rappelé que Simone Veil était «l’expression d’un judaïsme intelligent et ouvert sur le monde, une lutte déterminée pour l’égalité entre les hommes et les femmes, une pionnière de la construction européenne, animée par sa tragique et douloureuse expérience de la Shoah.»

Ce qui s’est passé selon la RTBF : Près d’une cinquantaine de personnes se sont rassemblées ce mercredi à 17h30 devant le Parlement européen à Bruxelles pour rendre hommage à Simone Veil, femme politique française décédée à l’âge de 89 ans le 30 juin dernier.
Ce rassemblement a été organisé à l’initiative de l’Association pour la Mémoire de la Shoah. Le portrait de Mme Veil a été suspendu à des ballons devant le bâtiment, elle qui présida le premier Parlement européen élu au suffrage universel en 1979.
La bourgmestre d’Ixelles Dominique Dufourny a exprimé le souhait, au nom de la commune et aux côtés de l’échevine de l’Europe, Delphine Bourgeois, d’instituer chaque année un hommage à Mme Veil devant le Parlement européen ou un autre lieu qui s’y prête. "Qu’il s’agisse de sa lutte contre l’injustice, la stigmatisation ou les inégalités, Simone Veil était une pionnière... Elle restera à jamais cette femme admirable, une figure emblématique, a-t-elle dit". Déportée à l’âge de 16 ans Le président du CCOJB (Comité de coordination des organisations juives de Belgique) et vice-président du Congrès juif mondial, Yohan Benizri, a rappelé son passé dans les camps nazis, où elle a été déportée à l’âge de 16 ans. Il a souhaité à travers cet hommage public "témoigner de sa lumière exceptionnelle, de la flamme que rien, même pas les camps nazis, n’a pu éteindre. (...) Il convient d’appeler à une responsabilité morale, celle de respecter l’héritage de la grande dame qu’était Simone Veil".
La directrice du département Etudes et Stratégie au Centre d’Action laïc (CAL), Sylvie Lausberg, a rappelé ses joutes verbales à l’Assemblée nationale française en faveur de l’interruption volontaire de grossesse quand elle était ministre de la Santé et la légalisation qui s’en suivie en 1975. Elle a encouragé les élus politiques à continuer ce combat pour l’avortement et à se battre pour le retrait définitif de l’IVG du code pénal belge, à l’instar du Luxembourg et de la France.
Le rabbin Avi Tawil, président de l’European Jewish Community Center, a lu une prière en son honneur en fin de rassemblement.

Les autres faits du 19 juillet 2017 sur la pelouse de la Place du Luxembourg

1. Marcel Zalc de l’AMS a lu une lettre de Bertrand Wert administrateur de la Maison d’Izieu – Mémorial des enfants juifs exterminés :
« Cérémonie en hommage à #SimoneVeil - retenu loin de #Bruxelles, à Izieu, voici le texte que j’avais préparé en tant qu’Administrateur de la Maison d’Izieu, Citoyen européen et conseiller communal ixellois - Merci à Marcel Zalc Pour la lecture de mon texte, et RDV à la rentrée pour poursuivre ce travail tant à Ixelles qu’en direction du Parlement européen...

*** "Hommages présents et futurs à Madame Simone Veil" Le parcours de Madame Simone Veil est de ceux qui marquent un siècle voire au-delà ; sans aucun doute, il marque celui d’une civilisation européenne dont tout, ici place du Luxembourg à Ixelles en Belgique, nous rappelle le projet de construction.

A défaut de Panthéon européen, Madame Veil entrera au Panthéon français, mais gageons qu’un jour le projet européen sera lui rendre un hommage à la hauteur de sa personnalité, de son histoire et des multiples causes et combats qu’elle a embrassés.

Si je prends aujourd’hui la parole en tant qu’administrateur de la Maison d’Izieu, c’est avec une grande émotion et une grande admiration tant l’histoire de notre institution est liée à celle de Madame Veil. La maison d’Izieu est située en France, près de Lyon, au pied des Alpes C’est là où une centaine d’enfants juifs sont venus de toute l’Europe trouver refuge entre mars 1943 et le 6 avril 1944, date à laquelle 44 de ces enfants et 6 de leurs accompagnateurs furent arrêtés par la Gestapo et la milice de Lyon pour être déportés et gazés à Auschwitz-Birkenau dans les semaines qui suivirent.

Rappeler cette histoire, c’est revenir sur cette partie de la vie de Madame Veil et de sa famille qui leur firent rencontrer le mal absolu : la planification et la réalisation du crime contre l’humanité à l’échelle industrielle d’une partie du peuple d’Europe, pour le seul et unique motif que ces 6 millions d’enfants, de femmes et d’hommes furent nés juifs.

Madame Veil croisa physiquement le destin tragique d’une partie des enfants juifs d’Izieu. Arrêtée à Nice à la fin de mars 1944 alors qu’elle était adolescente, elle passa par le camp d’internement de Drancy en région parisienne - la « caserne Dossin » française -. Puis de là, elle fut déportée vers le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau par le convoi 71 avec sa mère et sa sœur. Et c’est dans ce convoi parti le 13 avril 1944, avec 1500 autres déportés, que se trouvaient également 34 enfants d’Izieu, dont 5 des 8 enfants nés en Belgique.

La petite Nina Aronowicz, 11 ans en faisant aussi partie ; et pour Nina, nous la Maison d’Izieu, l’AMS, l’Ambassade de France et les autorités locales bruxelloises, avons inauguré le pavé de mémoire devant son domicile ici à Schaerbeek, rue Verboeckhaven, en avril 2016.

Madame Simone Veil ne savait pas à l’époque qu’elle faisait ce tragique voyage avec les enfants d’Izieu, mais elle vint leur rendre hommage à Izieu le 6 avril 2010, une année seulement avant l’inauguration de son esplanade éponyme, « Simone Veil », située à quelques dizaines de mètres d’ici même. Les lieux, les histoires, les destins, les causes et les combats se croisent et continueront à se croiser…

Si cette année nous ne pouvons pas aller nous recueillir sur cette esplanade, suite au refus incompréhensible des autorités du Parlement européen que je ne commenterai pas plus en ce jour de recueillement, nous devrons toutes et tous nous employer dans les mois qui viennent pour changer cet état de fait, et ce pour, que les années à venir, nous puissions nous y rassembler. Car il ne fait aucun doute, que le jour du décès de cette immense personnalité, le 30 juin, devra faire date dans notre imaginaire collectif, local, régional, belge, français et européen, pour célébrer la mémoire de Madame Veil et de la multitude des causes et combats qu’elle représente, en particulier celui de la mémoire du génocide des juifs d’Europe dont nous sommes toutes et tous, nous européens, des légataires intemporels.

2. André Reinitz musicien a interprété le « Chant des Marais « à l’accordéon : Paroles :

Loin vers l’infini s’étendent
Des grands prés marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux.

Refrain Ô, terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher (bis)

Dans ce camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d’un grand désert


Bruit des pas et bruit des armes,
Sentinelles jours et nuits,
Et du sang, des cris, des larmes,
La mort pour celui qui fuit.

Mais un jour dans notre vie,
Le printemps refleurira.
Liberté, liberté chérie
Je dirai « tu es à moi ».

Refrain Ô, terre d’allégresse
Où nous pourrons sans cesse
Aimer (bis)

En savoir plus ou écoute en MP3 sur https://www.paroles.net/chants-revolutionnaires/paroles-le-chant-des-marais#qZID8ud0CKEvOUuQ.99

Origine et histoire : Selon Wikipedia
Le Chant des déportés ou Chant des marais (en allemand Moorsoldatenlied, « chanson des soldats de marécage », ou Börgermoorlied, « chant de Börgermoor » ou Die Moorsoldaten) est l’adaptation en français d’un chant allemand composé en 1933 par des prisonniers du camp de concentration, pour détenus politiques, de ... Le Chant des déportés — Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Chant_des_déportés

3 . L’engagement formel de la bourmestre d’Ixelles : « La bourgmestre d’Ixelles Dominique Dufourny a exprimé le souhait, au nom de la commune et aux côtés de l’échevine de l’Europe, Delphine Bourgeois, d’instituer chaque année un hommage à Mme Veil devant le Parlement européen ou un autre lieu qui s’y prête. »

4. Renseignements , Photos , Vidéos Contacter dans l’immédiat : Eric Picard au 0475 44 75 76 ou par mail : eric@restitution.be
Sur les autres activités de l’AMS aux heures de bureau : 02 347 50 65 ou par mail ams@restitution.be
Bella SWIATLOWSKI en français 0476 91 80 36
Jan Hertogen en néerlandais 0487 33 55 52
Marcel Zalc : 0475 84 46 46 ou par mail marcelzalc@gmail.com

23/07/2017    Michel Lussan AMS-VHS

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