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Pavé

Pavé de mémoire

Toute personne qui le souhaite peut faire placer un pavé de mémoire devant la maison dans laquelle vivait une victime du génocide nazi.
Ce pavé est gravé du nom et du destin de la victime.

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Anvers : le Vredescentrum refuse de voir et de parler pacifiquement des pavés de mémoire

  :20171116_vredescentrum(2).jpg  « Vous ne rentrerez avec ces pavés ! Nous ne voulons pas les voir ici ! La soirée a été convoquée  à l’occasion de notre 30e anniversaire, Nous voulons faire la fête et ne voulons pas  avoir de problème et les pavés de mémoire, c’est hors de notre sujet ».  C’est en ces termes  que les militants de la mémoire, membre de l’Association pour la Mémoire de la Shoah, ont été refoulés  lundi dernier par les responsables du Vredescentrum d’Anvers, alors qu’ils avaient demandé à pouvoir y présenter les pavés de mémoire encore toujours interdits de pose dans cette ville.

 Le Vredescentrum, une ASBL pacifiste soutenue par la ville et par la province Anvers, se présente pourtant comme jouant " un rôle social important dans l’éducation à la paix. En classe, dans le quartier et dans une société urbaine de plus en plus diversifiée, nous proposons toujours un programme adapté pour les jeunes et moins jeunes.". Lundi 13 novembre, le Vredescentrum avait invité le public à une soirée de réflexion au Roma, un centre culturel de Borgerhout. 

Jeroen Olyslaegers, Tinneke Beeckman, El Warda-Kaddouri, Bruno De Wever et Rodaan Al Galidi devaient y parler d'éducation à la paix et de mémoire. 

L'AMS avait voulu saisir l'occasion pour faire offre de dialogue avec des anversois se déclarant attentifs aux thèmes qui sont aussi les siens.
En effet, l'Association pour la Mémoire de la Shoah, actuellement principalement composée de Juifs bruxellois francophones, est chargée par des descendants de résistants ou de victimes du génocide nazi de poser des pavés de mémoire devant les maisons où ils habitaient avant d'être arrêtés et pour la plupart d'entre eux assassinés.

Cela ne pose un problème qu'à Anvers. Ailleurs, les autorités communales se montrent  enthousiastes à l'idée d'autoriser ces poses, de ramener ainsi symboliquement leurs anciens concitoyens chez eux et de préparer les élèves et les associations locales à participer activement aux cérémonies officielles d'inauguration des ces pavés.

Bien sûr, poser de tels pavés ne constitue pas le désir de tous les descendants des victimes du nazisme. Ainsi, des juifs orthodoxes considèrent que les commémorations doivent se faire autrement, principalement au sein de leurs synagogues. C'est pourquoi, le bourgmestre d'Anvers a entendu des propos hostiles aux pavés de mémoire lorsqu'il a demandé leur avis aux juifs religieux qui contrôlent la partie juive du commerce du diamant et affirment s'exprimer au nom de l'ensemble des Juifs de la métropole. Bart De Wever a alors décider de se baser sur à cette position religieuse communautaire en refusant à tous la pose des pavés dans sa ville.

Il est permis de penser que le leader du parti nationaliste flamand ne souhaite pas que soit rendu hommage public aux victimes anversoises des nazis et de leurs collaborateurs nationalistes, et qu'il manipule pour cela les juifs les plus intégristes en faisant mine de ne suivre que leurs avis.

On doit également le soupçonner de ne pas vouloir accueillir un monument soutenu par des francophones bruxellois.

C'est pourquoi l'AMS cherche des relais auprès des habitants, des militants, des acteurs politiques et culturels anversois. Il s'agit de faire pression et de coordonner des initiatives visant à pousser le bourgmestre à se montrer tolérant et respectueux de tous en autorisant enfin ceux qui le souhaitent à poser des pavés de mémoire.  

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Les membres de l'AMS pensaient que l'évènement anniversaire du Vredescentrum d'Anvers et les débats qui y étaient prévus auraient pu servir de cadre  pour une discussion pacifique relative à ces pavés.  C'était en réalité mal connaître l'association pacifiste,  qui n'est en rien issue de la société civile et dont le conseil d'administration,  en réalité la prolongation du conseil communal de la ville, est constitué principalement d'échevins et de députés provinciaux anversois.

Face au refus de tout dialogue qui lui était opposé, l'AMS a dû se résoudre à présenter les pavés  de mémoire dans  le couloir d'entrée,  en attendant de trouver d'autres relais locaux.

 

15/11/2017    Eric Picard

REFUS DES PAVES DE LA MEMOIRE. POURQUOI ?

Bonjour

 

Je voudrais savoir quels sont les arguments avancés par les édiles anversois pour s'opposer à la pose des pavés de la mémoire.

Il ne m'est pas possible de me forger une opinion si je ne peux pas avoir accès aux arguments des uns et des autres.

 

Merci de m'éclairer de la manière la plus objective qui soit.

Eléonore

19/11/2017 | 09H15 | Eléonore

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La ville d'Anvers, qui rappelons-le, possédait le plus grand nombre de collaborateurs durant la guerre, est pratiquement si pas la seule ville d'Europe Occidentale, à refuser les Stolpersteine. Nous en avons fait placer en Allemagne, en mémoire de mes grands-parents et des officiels de la ville se sont déplacés'pour'les inaugurer. Cela montre que le nazisme est encore présent à Antwerpen. Honte sur eux.

23/11/2017 | 08H39 | Feivel

Votre mauvaise foi vous fait oublier que la ville d’Anvers s’appuie sur l’avis des dirigeants autoproclamés de la communauté juive pour refuser la pose des pavés de la mémoire.

Rien ne dit que s’il devait y avoir (on peut rêver) des élections démocratiques dans la communauté les choses ne changeraient pas mais tant que ce sont des despotes qui se présentent comme nos représentants il n’y a rien à espérer.

23/11/2017 | 10H33 | André

André

Merci pour votre remarque avec laquelle on ne peut qu’être d’accord. Je constate en vous lisant que cette même dictature de quelques uns est aussi la réalité à Anvers.

En effet à Bruxelles il n’y a jamais eu d’élections auxquelles la communauté juive a été appelée pour désigner ses représentants

Ceux-ci se nomment eux-mêmes ou mettent en avant des hoimmes de paille. Ils n’ont aucune légitimité et, pour certains profitent de leur benkel en assistant gratuitement à des dîners mondains où ils posent pour la postérité avec des politiques qui n’en ont rien à faire de nous Certains profitent de voyages gratuits pour eux et plus grave aussi pour leur épouse J’en connais. Ils se reconnaîtront s’ils ont un minimum d’intelligence ce qui reste encore à prouver

On parle de scandales politiques mais si on creusait un peu dans la nébuleuse communautaire on trouverait aussi de nombreux scandales étouffés par les apparatchiks qui croient nous représenter.

Vivement une révolution et que de vrais élus prennent enfin la parole en notre nom

23/11/2017 | 12H51 | Patrick 84 ans, déporté

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Mettre un grand pavé de la mémoire devant tout les parlements de la Belgique.Eeen struikelsteen plaaatsen voor alle parlementen in Belgie.

Mettre un pavé de la mémoire devant tout les parlements de la Belgique.Een struikelsteen plaatsen voor alle Belgische parlementen.

23/11/2017 | 09H44 | ROOSEMONT

roosemont

Je serai partisane d en mettre partout devant les bâtiments officiels et attendons de voir leur réaction merci bonne fête de Hanouccah

23/11/2017 | 11H32 | rachel

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