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Pavé

Pavé de mémoire

Toute personne qui le souhaite peut faire placer un pavé de mémoire devant la maison dans laquelle vivait une victime du génocide nazi.
Ce pavé est gravé du nom et du destin de la victime.

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Musique pour commémorer le 80ème anniversaire de la Nuit de cristal

Vendredi 9 novembre 2018, date de la 80ème commémoration de la Nuit de cristal, l’ASBL Mémoire d’Auschwitz organise pour la 3ème année une soirée thématique sur le Musique sous le IIIème Reich.

 

 

Début de la soirée à 18 h, conférence : Élise Petit: Musiques officielles et « musique dégénérée » dans l’Allemagne nazie. 30 janvier 1933 : Hitler est nommé chancelier par le maréchal Hindenburg et prend le pouvoir en Allemagne. Secondé par son ministre de la Propagande, Joseph Goebbels et conseillé par l’idéologue Alfred Rosenberg, les politiques qu’il suscite annoncent dès les premiers mois l’élimination de tous ceux que le régime jugera indésirables et le contrôle total exercé sur les arts, particulièrement la musique. Mettant en valeur le rôle des artistes, musiciens et compositeurs durant douze années de national-socialisme, cette conférence s’intéresse aux politiques de création musicale et d’enrégimentement par la musique. Elle présente également les esthétiques jugées « dégénérées » et interdites par le régime.

Élise Petit est agrégée de Musique et docteure en Histoire de la Musique. Chercheuse associée à l’université Paris-I Sorbonne, elle se consacre actuellement à un projet de recherches sur la musique dans les camps nazis, financé par le United States Holocaust Memorial Museum de Washington DC et par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah à Paris. Elle a notamment publié Entartete Musik. Musiques interdites sous le IIIe Reich (avec Bruno Giner, Paris, Bleu Nuit, 2015) et Musique et politique en Allemagne, du IIIe Reich à l’aube de la guerre froide (Paris, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2018).

19 h : Pause-café

19 h 30 : concert : Tcha Limberger chansons populaires allemandes, issus de l’univers de Django Reinhard, et de chanson Sinti liées étroitement à l’époque de la Seconde Guerre mondiale.  Un musicien au-delà de toute frontière. Depuis qu’il a acquis son premier instrument, le guitariste, compositeur, chanteur et multi-instrumentiste, Tcha Limberger est l’un des rares musiciens de renommée mondiale à être accepté et respecté dans un style de musique culturellement différent du nôtre. Ses représentations sur la scène internationale avec son trio transylvanien Kalotaszeg et l’Orchestre gitan de Budapest, ainsi que son approche encourageante de l’enseignement des musiques traditionnelles presque oubliées font de lui l’un des personnages les plus en vue et les plus importants de la musique folklorique du bassin des Carpates. Pour cela, il a reçu des éloges sans pareil dans le monde entier de la part de professionnels et du public. Les critiques qui ont commenté ses exploits ont affirmé qu’il était « entièrement fait de musique », « Le roi de la musique tsigane », alors que les collègues musiciens le qualifient de « cinquième élément ».

Né dans une famille belge renommée de musiciens manouches, Limberger a grandi dans un univers inspiré du style swing manouche de Django Reinhardt. Au fil des années, il a collaboré avec nombre de ses principaux interprètes, dont le célèbre Fapy Lafertin. Ses goûts musicaux éclectiques, ses centres d’intérêt et ses passions se sont formés dès sa plus tendre enfance. Lors de ses premiers concerts en solo, chantant le flamenco, tout en s’accompagnant à la guitare, il n’avait que huit ans. Il a une fascination et un amour continus pour la musique traditionnelle du monde entier et a longtemps dirigé un groupe de musiciens belges jouant de la musique d’Aimara et des Indiens Quechua de Bolivie. À partir de treize ans, il étudie la composition classique moderne aux côtés du compositeur belge Dick Vanderharst. Il fait ses débuts dans la composition d’une pièce de danse des ballets C de la B intitulée « Patchagonia » dirigée par Lisi Estaras. Tcha Limberger a étudié la musique de Kalotaszeg avec son mentor, le légendaire Neti Sandor, et le style Magyar Nota de Budapest avec le célèbre Horvat Bela. Tous deux contribuent à sa reconnaissance en tant que professeur à la fois exceptionnel et enthousiaste, qui organise régulièrement des masterclasses et anime des ateliers interactifs englobant à la fois le jazz et la musique folklorique d’Europe centrale.

Jusqu’à présent, ses prestations avec l’Orchestre de Budapest lui ont valu la plus grande notoriété en recevant de la part du Sunday Times l’accolade: « Tcha Limberger est le roi de la musique tsigane! ». Ce 9 novembre, son répertoire sera composé de chansons populaires allemandes, issus de l’univers de Django Reinhard, et de chanson Sinti liées étroitement à l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Il sera au chant et au violon, accompagné de Vilmos Csikos sur contre-basse et de Benjamin Clement et Renaud Dardenne sur guitare.

ADRESSE: Atelier Marcel Hastir
Rue du Commerce 51 – 1000 Bruxelles
(Métro TRÔNE)

L’entrée est gratuite, réservation obligatoire (nombre de place limité)
info@auschwitz.be
02 512 79 98

29/10/2018    Mémoire d'Auschwitz ASBL

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