AGENCE DIASPORIQUE D’INFORMATION

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Les rescapés de la Shoah seront-ils les seuls citoyens du pays à devoir payer plus cher leurs soins médicaux?

ADI : Image illustrant le communiqué

Bella Lui à Crans-Montana
où les enfants cachés
reconnus invalides de guerre
peuvent effectuer une cure

Elio Di Rupo l'a formellement promis: la "rigueur juste" développée par son gouvernement protégera les patients, lesquels ne devront pas payer plus cher leurs soins de santé. Tous les patients? Peut-être pas. En effet, l'Institut National des Invalides de Guerre (INIG) envisage de faire payer les frais de cure de convalescence et de revalidation de leurs ressortissants et de réduire la durée autorisée pour ces cures. Or on le, sait, aujourd'hui ce sont majoritairement des enfants cachés, Juifs rescapés de la Shoah, qui bénéficient de ces soins en Belgique, en Suisse ou en France.

Pour Michel Jaupart, administrateur général de l'INIG, compte tenu de la situation budgétaire, tous les départements doivent faire des économies. Il confirme qu'une modification de l'Arrêté royal du 29 octobre 1986 fixant les modalités d'intervention de l'Etat dans les soins aux invalides de guerre est à l'étude.


Le Conseil supérieur des invalides de guerre, anciens combattants et victimes de guerre devra être consulté avant toute modification de ce texte. On le sait, ce comité au sein duquel aucun représentant de la communauté juive n'a droit à une voix effective, s'est régulièrement montré hostile aux droits des rescapés Juifs.

Si les associations juives ne se mobilisent pas contre ce projet et pour obtenir une représentation respectueuse de leur spécificité au sein de l'INIG, cette institution va poursuivre sa politique d'effacement ou d'ignorance tranquille des traces de la Shoah en Belgique.
Ainsi son calendrier 2012 illustre toutes les catégories d'invalides de guerre ( 1914, Résistants, Corée, Kosovo, Afghanistan),... à l'exception des victimes de la Shoah en Belgique.
Il en va de même des projets pédagogiques proposés par l'INIG aux établissements scolaires; rien sur le fichier des Juifs de Belgique réalisé par notre administration nationale et remise docilement aux nazis, rien concernant les rafles auxquelles la police communale a parfois participé, rien sur les SS Flamands qui officiaient au camp de transit de Malines, d'où partaient les convois SNCB vers Auschwitz. 

 

Auteur: Eric Picard

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